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Le guide du gérant

Comment gérer un restaurant, du premier briefing à la dernière addition

Une salle pleine ne dit pas si la journée s'est bien passée. Il faut savoir ce qui a été vendu, ce qui a été encaissé, ce qui a manqué en cuisine et ce que l'équipe devra changer demain. Voici une méthode de service et une fiche de clôture à reprendre dans votre établissement.

Mis à jour le

Avant d'ouvrir : quinze minutes pour éviter les mauvaises surprises

Le responsable rassemble la salle et la cuisine avant l'arrivée des premiers clients. Il annonce les réservations, les tables déjà engagées, les plats indisponibles et le nom de la personne qui tranche si une commande pose problème. Tout le monde doit entendre la même information.

Exemple : si un poisson manque pour le service du midi, retirez-le de la carte affichée, prévenez la personne à l'accueil et convenez d'une alternative avec la cuisine. Attendre la première commande pour le découvrir coûte du temps et de la confiance.

  • Vérifier propreté, matériel, monnaie ou moyens de paiement et postes de travail.
  • Confirmer les plats du jour, les prix et les produits indisponibles, puis prévenir la salle.
  • Répartir les tables et les rôles : accueil, prise de commande, cuisine, encaissement.

Pendant le service : suivre la table, pas seulement le ticket

Une table commande deux plats et une boisson. Le serveur reformule les modifications, transmet la commande, puis vérifie que la cuisine et le bar ont bien reçu leur part. Si un plat prend du retard, il revient vers la table avant qu'elle ait besoin de le demander.

Désignez une personne pour résoudre les incidents pendant le service. Notez ensuite la table, l'heure, le problème et la solution. Au débriefing, vous pourrez corriger une cause précise au lieu de chercher un responsable de mémoire.

  • Annoncer clairement les ruptures et les changements de carte à chaque prise de poste.
  • Répéter les informations sensibles d'une commande, notamment les allergies signalées par le client.
  • Suivre les tables en attente et prévenir plutôt que laisser un délai sans explication.

Coût d'un plat : ne confondez pas ventes et bénéfice

Prenons un exemple fictif : un plat vendu 6 000 F CFA utilise 2 100 F CFA d'ingrédients. Il reste 3 900 F CFA avant salaires, loyer, énergie, emballages, pertes et autres charges. Ce montant n'est donc pas le bénéfice du plat. Si le prix du produit principal augmente, refaites ce calcul avant de modifier la carte.

Un inventaire régulier des produits sensibles aide à distinguer achats, consommation et écarts. Dans un restaurant, notez par exemple les quantités achetées, préparées et encore disponibles après le service. Dans un lounge, distinguez les bouteilles ouvertes, les boissons vendues, offertes et perdues. Conservez les factures fournisseurs et comparez les variations au lieu de vous fier à une impression générale.

  • Créer une fiche simple pour les ingrédients principaux et la portion prévue de chaque plat.
  • Noter les entrées, les pertes, les retours et les ruptures au même endroit.
  • Réexaminer les prix de la carte lorsqu'un coût d'achat ou une portion change.

Donner à l'équipe des rôles et des consignes vérifiables

Une consigne utile précise qui fait quoi, à quel moment et comment signaler un problème. Prévoyez une passation courte entre les équipes, surtout si la carte ou les disponibilités changent dans la journée.

Formez les nouvelles personnes sur les situations courantes : accueillir, expliquer la carte, transmettre une demande particulière et clôturer une table. Observez ensuite le service réel et corrigez la méthode ensemble.

  • Afficher la répartition des postes et le responsable de chaque décision pendant le service.
  • Utiliser une checklist d'ouverture et de fermeture plutôt qu'une consigne orale seule.
  • Recueillir les difficultés de la salle et de la cuisine lors d'un bref débriefing.

Clôturer la journée et choisir quelques indicateurs utiles

En fin de journée, rapprochez les commandes et les encaissements selon les moyens de paiement utilisés. Documentez les écarts, les annulations et les incidents avant qu'ils ne soient oubliés.

Pour décider quoi améliorer, suivez dans le temps quelques mesures comparables : nombre de couverts, ventes par service, plats indisponibles, pertes, temps d'attente ou remarques clients. Pour le restaurant d'un hôtel, distinguez les clients hébergés des clients extérieurs si cette information est disponible. Regardez les tendances et recherchez leur cause avant de changer l'organisation.

  • Vérifier les paiements et expliquer les écarts constatés.
  • Lister les achats, réparations et ajustements de carte à prévoir pour le prochain service.
  • Faire un point hebdomadaire sur les indicateurs et décider d'une action à tester.

Checklist à utiliser à chaque service

Copiez cette liste dans le support que votre équipe utilise déjà. Inscrivez la date, le service, le responsable et la personne qui valide la fermeture. Cochez les tâches effectuées et attribuez celles qui restent à faire.

  • Avant : confirmer réservations, capacité de la salle, effectif présent et personne responsable de l'accueil.
  • Avant : vérifier carte, prix, disponibilités, achats attendus et produits à risque de rupture.
  • Avant : tester le matériel utilisé, la transmission des commandes et les moyens d'encaissement réellement proposés.
  • Pendant : signaler immédiatement une rupture, un retard ou une demande alimentaire particulière à la personne responsable.
  • Pendant : suivre les tables en attente et vérifier le passage des commandes à la préparation.
  • Après : rapprocher ventes et encaissements par moyen de paiement, puis compter les espèces.
  • Après : noter annulations, offerts, pertes, écarts, plaintes et décisions pour le prochain service.

Outil pratique à copier ou imprimer

Fiche de point journalier

Relevez les ventes, les encaissements, les dépenses et les écarts après chaque service.

Établissement : __________

Date : ____ / ____ / ______

Service : __________

Responsable : __________

Contrôlé par : __________

Nombre de couverts et commandes
Ventes enregistrées
Annulations, offerts et ventes en attente
Espèces reçues
Paiements mobiles confirmés
Paiements par carte confirmés
Autres paiements confirmés
Fonds de caisse de départ
Dépenses et remboursements en espèces
Espèces attendues et espèces comptées
Écart constaté et explication
Ruptures, pertes et retours clients
Action à prévoir pour le prochain service

Cette fiche distingue les ventes, les sommes effectivement reçues et les mouvements d'espèces. Utilisez une ligne par service et gardez les justificatifs. Une vente à crédit ou un paiement en attente ne devient pas un encaissement du jour.

Formule pour contrôler les espèces : fonds de caisse de départ + espèces reçues − dépenses payées en espèces − espèces remboursées = espèces attendues. Écart = espèces comptées − espèces attendues. Vérifiez séparément les confirmations des autres moyens de paiement. Le total des ventes ou le solde de caisse ne représente pas le bénéfice.

Points à adapter à votre établissement

  • Identification : date | établissement | service | responsable | personne qui contrôle.
  • Activité : couverts | commandes | ventes enregistrées | annulations | offerts | ventes à crédit ou en attente.
  • Encaissements : espèces reçues | paiements mobiles confirmés | cartes confirmées | autres paiements confirmés.
  • Caisse espèces : fonds de départ | dépenses payées en espèces avec justificatifs | remboursements en espèces | espèces attendues | espèces comptées | écart et explication.
  • À transmettre : ruptures | pertes | retours clients | achats et actions prévus pour demain.

Exemple fictif de clôture en Côte d'Ivoire

Exemple entièrement fictif, exprimé en francs CFA ouest-africains (XOF). Un restaurant enregistre 180 000 XOF de ventes : 75 000 XOF en espèces, 80 000 XOF en paiements mobiles confirmés et 25 000 XOF par carte confirmée. Le fonds de départ est de 20 000 XOF et une dépense justifiée de 5 000 XOF est payée en espèces.

Les espèces attendues sont donc 20 000 + 75 000 − 5 000 = 90 000 XOF. Si le comptage donne 89 000 XOF, l'écart est de −1 000 XOF. Notez cet écart et recherchez sa cause ; ne modifiez pas les ventes pour faire coïncider la caisse. Cet exemple n'indique pas que Zeat rapproche automatiquement tous les moyens de paiement.

  • Ventes enregistrées : 180 000 XOF ; paiements confirmés : 180 000 XOF dans cet exemple uniquement.
  • Espèces attendues : 90 000 XOF ; espèces comptées : 89 000 XOF ; écart à documenter : −1 000 XOF.
  • Décision de fin de service : vérifier les justificatifs, les rendus de monnaie et les opérations annulées avec le responsable.

Pour vérifier et approfondir

Voir Zeat en situation

Faites passer une vraie table dans Zeat

Apportez trois produits de votre carte, les rôles de votre équipe et un cas de commande modifiée. Nous vous montrerons le menu, la transmission vers la préparation et la vue du responsable. Vous pourrez ensuite vérifier les fonctions de caisse, de paiement et de stock nécessaires à votre établissement.

Questions fréquentes

Par quoi commencer pour mieux gérer un restaurant ?

Commencez par une routine d'ouverture et de fermeture, une répartition claire des rôles et un relevé des ruptures et des écarts. Vous pourrez ensuite ajouter des indicateurs sans alourdir le service.

Quels chiffres suivre chaque semaine ?

Choisissez ceux qui éclairent vos décisions : couverts, ventes par service, coûts d'achat des produits clés, pertes et délais constatés. Gardez les mêmes définitions d'une semaine à l'autre pour pouvoir comparer.

Un logiciel suffit-il à gérer un restaurant ?

Non. Un outil peut faciliter une partie du parcours, mais les responsabilités, les procédures de service, les achats et le contrôle des écarts demandent toujours une organisation humaine.

Pour aller plus loin